Rabelais naît sans doute en 1483, encore que la date de 1494 ait parfois été proposée. Son père, avocat royal, possédait une propriété à la Devinière, près de Chinon, et la tradition veut que l’écrivain y ait vu le jour. Son enfance, il la passe dans cette Touraine qui va laisser dans son œuvre tant de souvenirs et de noms familiers. Mais la première expérience qui ait compté dans sa formation est celle de la vie monastique, d’un couvent à l’autre. En 1521, le voici moine au couvent des cordeliers de Fontenay-le-Comte où il étudie le grec. Aussi déterminante sera son expérience du milieu médical. Pour Rabelais, l’éducation doit être stricte et rigoureuse.
Sa vie tout entière fut orientée afin de ne pas faire partie de ces "inutiles fardeaux de la terre" : ceux qui se contentent d'un savoir tout fait (théologique à cette époque) sans pratiquer l'ouverture d'esprit de la vraie connaissance, celle qui prend ses sources partout où l'on peut apprendre (dans le grec ancien qu'on redécouvrait, comme dans l'expérience). Savoir, oui, mais savoir en conscience, c'est-à-dire en prenant la peine d'examiner et de comprendre, en réfutant ce qui est altéré ou faux.
Rabelais et la Touraine. Gargantua.  Tout commence par la naissance  peu ordinaire (par l'oreille) du géant Gargantua, fils de Grandgousier et de Gargamelle. Son éducation est confiée au départ à des sophistes pédants, puis à des précepteurs éclairés. Ensuite éclate une guerre, sous un prétexte futile, avec le roi tourangeau Picrochole (= le bilieux). Après la victoire de Grandgousier, Frère Jean des Entommeures reçoit en récompense l'Abbaye de Thélème, célèbre par la devise de ses membres : "Fais ce que tu voudras".

Né en 1524 à « la Possonière », il est prieur à Saint-Cosme à partir de 1565 jusqu’à sa mort en 1595.Il passe sa jeunesse comme page de diverses princesses royales. Il désire ensuite faire carrière dans les armes mais, atteint de surdité, il se tourne vers les ordres.
Pierre de Ronsard, " roi des poètes" et "poète des rois", avait 61 ans quand il accomplit son dernier voyage en Touraine pour terminer ses jours à Saint-Cosme dont il était le prieur commendataire. Il passait ses journées dans la méditation. C'est là qu'il a écrit bon nombre de ses oeuvres entre 1565 et 1585. Passionné de poésie, il avait fondé, avec Joachim du Bellay, un club de 11 poètes qui était devenu la Pléiade en 1556. Avec Marie et Cassandre, il n'a vécu que des amours déçus. Mais le prieur rimailleur était toujours prompt à s’amouracher des jolies tourangelles se promenant sur les bords de la Loire.
« C’est au poète qu’il revient de susciter un état de bonheur par les mots. Par les mots , et pas nécessairement par l’évocation du plaisir. »
L'auteur du « Voyage de Tours » et de l'immortel « Mignonne allons voir si la rose... » a partagé sa vie entre la poésie, les promenades, les prières et le jardinage. D'ailleurs, Catherine de Médicis et Charles XI  lui avaient rendu visite pour voir ses merveilleuses roses, et goûter à ses melons blancs qu'il avait baptisés "pompons".
C'est en 1595 qu'il s'éteignit lentement. Sa volonté était d'être mis en sépulture au chœur de l'Eglise de Saint-Cosme.

Il est né en Indre et Loire à La Haye (maintenant devenue Descartes ) en 1596.Son métier de militaire l’amènera à voyager en Europe.
Il est à la fois le plus célèbre et le plus grand des philosophes français. Il fut également mathématicien et physicien. 
La première partie du « Discours de la méthode » nous entretient de ses années d’études. Descartes remarque vite que les leçons qu’il reçoit ne lui donnent, dans la vie, aucune assurance. Il rêve d’une science proposant à l’homme des fins, et veut fournir à la morale une certitude qu’il ne rencontre alors que dans les mathématiques.
La grande découverte mathématique de Descartes est celle de la géométrie analytique.
En biologie comme en physique, Descartes s’élève d’abord contre l’idée qu’il pourrait y avoir dans la nature des domaines spécifiques et des forces cachées;  là encore, tout se doit expliquer à partir de l’espace et du mouvement.

C’est une figure marquante du romantisme. Un pessimisme fondamental caractérise son œuvre.

Balzac est un enfant de Touraine... Il est né à Tours le 20 mai 1799 dans la rue de l'Armée d'Italie, aujourd'hui disparue. Il ne cessa d’honorer ce suave pays tout au long de sa vie. L’air du pays natal le revigorait. Il s’emportait parfois et faisait, à son propos, des déclarations amoureuses :
« Honte à qui n’admirerait pas ma joyeuse, ma belle, ma brave Touraine dont les sept vallées ruissellent d’eau et de vin ».
En 1830, il séjourne avec Madame de Berny (son amie et son inspiratrice) à la Grenadière, à Saint-Cyr-sur-Loire, tout près de Tours. C'est là qu'il place la demeure de Lady Dudley dans «Le Lys dans la.vallée».
La Touraine était déjà chère à son cœur, mais elle le devient davantage quand il découvre Saché. De Paris, il lui faut 23 heures pour venir en diligence jusqu’à Tours. Il ne lui restait alors qu’une vingtaine de km pour arriver au château. Saché fut un havre de paix dans la vie mouvementée et rythmée de Balzac. C’est dans ce lieu de refuge que le grand romancier vient trouver l'inspiration de 1823 à 1837. Il y a écrit une dizaine de romans dont « Le père Goriot », « Les Illusions perdues » et « Le Lys dans la vallée ».
Le génie de Balzac, c’est l’observation, la description, le portait, et l’imagination.

On avait fini par l'appeler la "grande dame de Nohant". George Sand y avait vécu toute son enfance, élevée dans le château de sa grand-mère. Profondément marquée par cette région et ses habitants, elle avait fini par y revenir pour hériter de la demeure. Elle y passa au total 41 années de sa vie, utilisant la terre de sa jeunesse comme décor pour quelques-uns de ses plus beaux romans. 
La petite Aurore Dupin, de son vrai nom, avait toujours vécu sous le charme de cette terre et des paysans du Sancerrois. C'est une société idéale de ce milieu champêtre que l'écrivain cherchera à mettre en avant au travers d’œuvres comme "La mare au diable", "La petite Fadette" ou "François le champi". Un positionnement littéraire qui la mettra en totale contradiction avec beaucoup de ses contemporains parisiens qui, à l'instar de Balzac, ne cessaient de discréditer le monde paysan.

"Je ne connais pas d'endroit qui convînt mieux au climat de mon cœur", disait-il de sa Béchellerie (à Saint-Cyr sur Loire), devenu le rendez-vous des Américains... et des Tourangeaux, car l'écrivain se plaisait à y accueillir tout un chacun.
Courteline, lui aussi réfugié à Tours, lui rendait souvent visite, mais ils se rencontraient surtout rue Nationale, à la librairie Tridon, qui devenait alors un salon littéraire où l'académicien commentait à sa manière les événements du moment et parlait de mille choses avec quelques fidèles qui lui donnaient la réplique, dans une forêt de livres qui lui étaient aussi nécessaires que l'oxygène "pour que son âme soit baignée dans l'âme universelle".

Il a laissé une œuvre abondante, remarquable  par la justesse de l’observation, la précision du trait, la vivacité de la satire.
Ses courtes comédies sont restées célèbres,  il y présente avec ironie l’absurdité de la vie bourgeoise et administrative.