Pierre de Ronsard est né en 1524 au manoir de La Possonnière, en Vendômois. Il est le sixième enfant de Louys de Ronsard, chevalier et maître d'hôtel des enfants de France. Ses douze premières années se passent en Touraine au contact de la nature. Mais, en 1533, son père l'inscrit à Paris, au collège de Navarre. Après six mois, l'enfant revient chez ses parents et ne poursuit pas ses études.
En 1536, page de Madeleine de France, qui épouse un Stuart, il suit la reine en Ecosse. Au décès de sa protectrice, en 1537, il revient en France via l'Alsace, l'Allemagne et la Flandre.
Le métier des armes le tente, mais en 1542, devenu sourd, suite à des otites répétées, il doit abandonner ce métier.
En 1543, il reçoit la tonsure et Henri II lui octroie des revenus ecclésiastiques. Il peut enfin se consacrer à l'écriture. Mais son instruction est incomplète et, en 1547, il descend à Paris et suit, au collège Coqueret, les cours d'un helléniste brillant.

C'est en 1549 qu'il crée avec Du Bellay et quelques autres poètes "La Pléiade". Ce groupe préconise l'imitation des auteurs grecs et latins.
Ronsard est aussi un ardent défenseur de la nature (1550).

Ses premiers livres : les Amours (1552), la Continuation des Amours, la Nouvelle Continuation des Amours (1556)
sont inspirés par : Cassandre Salviati, Marie l'Angevine et les accortes paysannes tourangelles. Ces œuvres connaissent le succès.
Charles IX le consacre "poète officiel de la cour".
Lors des guerres de religion, il prend parti pour les catholiques et met sa plume au service du roi.
(Misères de ce temps (1562), Remonstrance au peuple de France (1563).
Ronsard est alors au sommet de sa gloire. Il est reconnu "prince des poètes".
En 1565, doté de plusieurs prieurés et canonicats, il passe le plus clair de son temps en Vendômois, moins pour y remplir les fonctions de sa charge que par amour pour cette terre, et surtout pour y soigner sa faible santé. C'est en 1565 qu'il reçoit à Saint-Cosme Catherine de Médicis et son fils Charles XI. Le poète propose d'écrire, pour la France, une épopée : La Franciade. Ronsard ne terminera jamais cette œuvre.
Henri III, le nouveau roi (1575), maintient la pension accordée au poète, mais Desportes devient le poète officiel.
Désormais, éloigné de la cour, Ronsard se retire dans un de ses prieurés de Touraine et se détourne de la poésie savante.
Malgré sa demi-disgrâce, sa renommée dépasse les frontières.
En 1578, pour Hélène de Surgères, dame d'honneur de Catherine de Médicis, Ronsard compose des sonnets amoureux.
(Sonnets pour Hélène) De 1578 à 1583, Ronsard vit à la campagne, il souffre de la goutte et d'insomnies, il y dicte d'émouvants sonnets.
En 1585, il décède dans son prieuré de Saint-Cosme. Il est inhumé à l'intérieur de l'église, à gauche du maître-autel.
La dépouille sera inhumée dans le jardin. Près de la tombe,un rosier venant de Bulgarie, a été planté.
En effet, selon Ronsard, sa famille serait d'origine bulgare.