Broderies et bonnets de Touraine sont de véritables chefs-d'œuvre du siècle passé et font partie du patrimoine tourangeau.
La broderie était un travail de longue haleine. La réalisation d'un fond de bonnet pouvait prendre jusqu'à 100 heures de travail.
Les premières broderies fines connues en Touraine datent de 1840 environ. Ce sont des fonds de bonnets ornés de motifs floraux.
Les fleurs sont exécutées au point de "plumetis" et les cœurs faits en jours à fils tirés ou à fils lancés (dentelle à l'aiguille).
Avant 1870 les brodeuses brodent leurs propres coiffes à domicile. Après 1870 des dessinateurs proposent leurs dessins, des ateliers se développent et emploient ces brodeuses. Apparaît alors cette fameuse broderie dite "de Touraine" à grosse fleur avec des incrustations de valenciennes qui remplissent le cœur des fleurs, plus rapide à exécuter. Le bonnet rond fut appelé bonnet tourangeau.
Le plumetis est encore léger, la composition est harmonieuse. La rose, épanouie ou en bouton, demeure le thème principal.
Vers 1890 les fleurs sont plus symétriques et tout le fond est brodé mais le plumetis est beaucoup plus en relief.
L'industrie est alors prospère, Tours et Châtellerault sont d'importants centres de fabrication. Le rayonnement de la broderie de Touraine s'étend aux départements limitrophes.
Au début du 20eme siècle, la broderie s'épaissit, le plumetis devient grossier, les dessins sont très simplifiés.
Avec la guerre de 1914, les brodeuses vont travailler dans les vignes ou dans les usines pour remplacer les hommes partis au front.
C'est le déclin des coiffes de Touraine.
Les femmes ne portent plus de coiffes, les broderies disparaissent.
Les générations passées nous ont laissé un superbe héritage de broderies fines et de dentelles, coiffes, cols, châles, mouchoirs, etc.
Aujourd'hui, ces broderies oubliées reposent dans des greniers ou au fond de vieilles armoires.
Quelques-unes ont été sauvegardées mais ces pièces du patrimoine régional restent le plus souvent dérobées à la vue de nos contemporains.


L’activité de la vannerie s’est implantée dans le village de Villaines-Les-Rochers, en Touraine, depuis le XVème siècle et elle a survécu grâce à la coopérative qui vient de fêter ses 150 ans. L’attribution de la marque « Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine » distingue une activité complètement maîtrisée par les osiériculteurs-vanniers, depuis la sélection de la matière première jusqu’à la commercialisation en France et à l’étranger.
Constitués principalement d’osier issu d’une culture raisonnée pratiquée dans une aire limitée, les objets de vannerie sont entièrement confectionnés à la main au sein d’ateliers familiaux ou collectifs et représentent plus du tiers de la production française. Quelques caves troglodytiques, très nombreuses à Villaines, abritent des vanniers qui seront heureux de vous y accueillir. Le respect de la tradition n’a pas empêché l’innovation. Le magasin de la coopérative permet de découvrir plus de 900 articles : objets de tradition, décor contemporain et articles sur mesure.