Vers 1862, de jeunes peintres jugent
l'art sclérosé par les règles trop rigides enseignées
aux Beaux-Arts et se regroupent à Paris autour de Claude Monet.
C'est à la suite de leur première exposition qu'est née
l'appellation du mouvement tirée du titre du tableau de Claude Monet
« Impression soleil levant » voir couverture)
Frédéric Bazille (1841-1870)
L'Atelier de la Rue la Condamine
Pionnier de l'impressionnisme, il adopte
rapidement une palette claire, et opte pour un travail sur la lumière
en plein air.
Gustave Caillebotte (1848-1894)
Rue de Paris : « Temps de pluie
»
Le style impressionniste Caillebotte conserve
un dessin précis. Fortuné et généreux, le peintre
soutient financièrement ses amis impressionnistes en achetant leurs
oeuvres. Léguée à l'état à sa mort,
sa collection soulève l'indignation.
Mary Cassatt(1844-1926)
Femme et Enfant en Voiture
(Sa sœur et la nièce de Degas)
D'origine américaine, elle devient
l'élève de Degas, chez qui elle découvrira le sens
de la ligne.
Paul Cézanne (1839-1906)
Rue des Saules - Montmartre
Cézanne conteste la dissolution
des formes et y oppose la solidité géométrique et
la fermeté des contours. En 1862, il se rend à l'Académie
suisse, où il rencontre Renoir, Monet, Sisley et Pissarro, se liant
particulièrement avec ce dernier. En 1874, il participe à
la première exposition des impressionnistes. Ensuite il s’en détache
pour poursuivre sa recherche, solitaire, dans la plus totale incompréhension
du public et de la critique.
Edgar Degas (1834-1917)
Dans un café dit “L’absinthe”
Il peint une vie urbaine comparable celle
décrite par Zola. Il se passionne pour le mouvement et la liberté
de cadrage. Il s'exprime avec des techniques variées et inventives
mais ne peint pas en plein air
Johan Barthold Jongkind (1819-1891)
La Seine et Notre-Dame de Paris vue
du quai des Grands Augustins
Edouard Manet(1832-1883)
Gare Saint Lazare
Il stimule les jeunes impressionnistes
avec "le Déjeuner sur l'herbe" qui fait scandale au Salon des refusés
de 1863 et il réalise quelques tableaux en plein air. Son style
le place entre le réalisme et l'impressionnisme.
Claude Oscar Monet (1840-1926)
La Gare Saint Lazare
Considéré comme le chef
de file de l'impressionnisme et poète des jardins et de l'eau, étudie
tout au long de sa vie les variations atmosphériques et les sensations
colorées qui en résultent. Son expérience l'incite
à suggérer le temps qui s'écoule dans les séries
: il fixe dans plusieurs toiles des instants lumineux observés sur
un même motif.
Berthe Morisot (1841-1895)
Vue de Paris des Hauteurs du Trocadéro
Camille Pissarro (1830-1903)
Avenue de l'Opéra
Elie Faure écrivit : "Pissarro
promène son apostolat dans les campagnes habitées. Il démontre
en peignant les toits rouges entrevus derrière les pommiers que
même quand on réalise, par une technique rigoureuse, le maximum
du frémissement aérien et de l'éclat lumineux, on
peut rester le poète le plus discret de l'intimité des choses".
Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
Le bal du Moulin de la Galette
Renoir peint comme il respire. Peintre
en porcelaine dès l'âge de 13 ans, son passé d'artisan
marque son œuvre.
Il trouve son bonheur à peindre
des personnages: ceux des guinguettes tout autant que ceux des salons huppés.
Il peindra des femmes rondes et lumineuses, au teint nacré, jusqu'à
la toute fin de sa vie, alors que ses doigts sont perclus de rhumatismes
Georges Seurat (1859-1891)
Un dimanche à la Grande Jatte
Refusé au Salon de 1884 pour "la
baignade à Asnières", il fonde avec d'autres peintres refusés
la Société des artistes indépendants. Très
lié à Signac, il a voulu changer la conception de la couleur
et prône la division de la touche, celle des tons et l'application
des lois du contraste simultané selon lesquelles les valeurs contraires
s'exaltent mutuellement.
Alfred Sisley (1839-1899)
Canal Saint Martin
Alfred Sisley est né à Paris
le 30 octobre 1839 de parents anglais. A 18 ans, refusant une carrière
commerciale, il se passionne pour la peinture, visite les musées
londoniens, étudie à l’École des Beaux-Arts, à
l’atelier de Gleyre, avec les peintres de Barbizon. En 1866, il épouse
Marie-Eugénie Lescouezec dont il aura deux enfants, Pierre et Jeanne.
La guerre de 1870 ruine la famille Sisley et le peintre décide de
vivre de sa peinture. Il en vivra très mal, jusqu’à la fin
de ses jours.
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Aristide Bruant dans son cabaret, Le
Mirliton
Né dans une famille riche et cultivée
où les enfants, dès le plus jeune âge, sont initiés
à l’art et au raffinement, Henri de Toulouse Lautrec pas-
sera le plus clair de sa vie d’adulte dans les cabarets, les cafés-concerts
et les maisons closes de la Belle Epoque parisienne.
Partageant et surtout observant avec finesse
cette vraie vie et ses plaisirs sensuels, il y trouvera une source d’inspiration
sans cesse renouvelée, immortalisant dans ses peintures et ses lithographies
aussi bien les stars que les petites gens
Une chose n’est jamais belle du seul fait
qu’elle est nouvelle.[…]Il n’y a qu’une seule chose qui compte : faire
mieux une chose en partant de ce qu’elle est ". Telle était la profession
de foi de Toulouse-Lautrec quant à son art
Vincent Van Gogh (1853-1890)
Le Moulin de la Galette
Vincent Van Gogh, né à Zundert
en Hollande, vécut en France les années les plus fécondes
de sa vie. En 1886, dès son arrivée à Paris, il se
consacre exclusivement à la peinture, sous l'influence des Impressionnistes.
En 1888, il part pour la Provence, qui va lui offrir la couleur lumineuse
qu'il cherche, et se fixe à Arles. Mais le 24 décembre, après
une dispute avec Gauguin, il a une première crise de folie au cours
de laquelle il se coupe une oreille Son frère Théo, qui fut
toujours pour lui d'un admirable dévouement, l'installe alors à
Auvers-sur-Oise. Durant son séjour de deux mois dans la ville, il
se livre à une véritable frénésie de peinture,
peignant souvent plus d'une toile par jour : 70 toiles en témoignent
encore aujourd'hui. Des formes moins torturées, des coloris plus
frais et clairs, des traits plus larges et expressifs témoignent
de son meilleur état mental. Malheureusement, cette trêve
est de courte durée. Ses disputes avec le docteur Gachet et son
fort sentiment de culpabilité envers son frère, dont il se
sent entièrement dépendant, le rongent. Le 27 juillet, alors
qu'il peignait dans la campagne, il se tire un coup de revolver dans la
poitrine et meurt le lendemain. Enterré au cimetière d'Auvers
près de son frère, il ne connaîtra la gloire qu'après
sa mort. Son travail exercera pourtant une influence majeure sur l'ensemble
de la vie artistique du XXe siècle.