Elle

Elle ne sait pas tout ce que son tendre sourire inspire,
Ses beaux yeux m'ont plus d'une fois emprisonné,
Quand j'imagine son doux regard, je ne sais plus que dire,
Et je reste étourdi, envoûté par sa beauté.
Elle possède l'art inégalé de répandre le rêve,
De son charmant corps émane une suprême candeur.
Qu'elle puisse récolter la passion qu'elle soulève,
J'en supplie le ciel avec insistance, force et ardeur.
Que ne puis-je répondre à de puissants désirs
Qui se dessinent amoureusement sur ses lèvres mouillées
Et qu'un tendre baiser pourrait assouvir ?
Souvent je me prends à rêver.
Que ne puis-je être le vent pour venir m'engouffrer
Dans ces doux cheveux qu'elle sait si bien coiffer
Et qu'avec malice mon cur saurait bien caresser
Si mes mains, toutefois, ne se prennent à trembler.
Car son visage maquillé me jette dans un trouble émouvant
Et mon corps s'agite encore de ces légers frissons
Qui me prennent le soir, tendre et rêvant
Dans mon lit beaucoup plus que de raison.
Je l'imagine affectueuse, naïve et pleine de bonté,
Un cur câlin gros comme un soupir,
Emplie de mystères, prête à déshabiller
Cette âme qui veut bien se plier à sa curiosité.
J'espère que je ne l'effraie pas à déclarer une telle amitié.
Il serait dommage qu'elle en prenne ombrage
Et que sur un coup de tête me ferme la porte au nez
Car sensible et sincère suis devenu avec l'âge.
Il me reste le souvenir de sa voix sensuelle
Qui évoque et exhale un tendre sentiment
Qui fait qu'on ne peut être qu'amoureux d'elle
Et je m'endors dans ce triste lit en y rêvant.

 
 
 
poème de Vincent di Sanzo

    graphisme : Jiwé

 
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