Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que le renouveau de la musique celtique s’est amorcé avec la création de la « bodaged ar Sonérion », assemblée des sonneurs qui « inventa » le bagad, forme bretonne des pipebands écossais. Dans les années 1970, Alan Stivell, passionné de lutherie,  formé à l’école des festou-noz et des bagadou, ressuscita la harpe celtique et s’inscrivit comme le chef de file de la nouvelle musique bretonne. Héritière de très anciennes traditions mélodiques, la musique bretonne épouse aujourd’hui d’autres influences celtiques et modernes. 

La harpe que l’on nomme aujourd’hui celtique est relativement récente, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Son origine est certainement galloise et elle est considérée comme une reconstitution de la harpe médiévale. Il s’agit d’une harpe de plus petite taille que la harpe de concert et ses cordes sont moins tendues. C’est un instrument diatonique mais un système de palettes permet de remonter les notes des cordes d’un demi-ton 
C’est à partir du VIIIème siècle que son usage devient courant en Europe occidentale (îles Britanniques, pays celtiques...). Au cours du haut Moyen Age, son utilisation est à peu près identique, que ce soit dans l’Europe du Nord ou les pays celtiques : elle accompagne les poètes d’ordre épique.

Bien souvent dénommé injustement biniou (en référence aux biniou kozh et biniou braz) par le néophyte, la bombarde se rattache à la famille des hautbois contrairement à son frère de jeu (toujours ce sacré biniou) qui lui ressemble à une cornemuse... 
On constate la présence de la bombarde en terres bretonnes depuis au moins le 16ème siècle grâce aux sculptures et aux bas-reliefs religieux que nous ont laissé nos aïeux. 
Celle qui tire l'origine de son nom en breton (talabard) du mot "Talabao", c'est à dire "varcame ou tintamarre" fût longtemps considérée par les religieux comme un instrument diabolique.
Instrument diatonique, c'est à dire qui ne peut jouer que dans une seule gamme, la bombarde se compose "généralement" de trois éléments : nous trouvons tout d'abord en son sommet l'anche ; le second et principal morceau de la bombarde se dénomme le corps ; le troisième et ultime élément s'appelle le pavillon.

Premier pilier et de loin la plus ancienne fondation de la musique bretonne, le couple de sonneurs traverse les âges. Invités en fin de travail agricole, dans la cour des fermes pour y redonner courage, vigueur et convivialité, les sonneurs de couples y font danser suivant le terroir jusqu'au bout de la nuit, les villageois réunis à ces occasions. A n'en pas douter, on a là l'origine des festou noz.

Le biniaouer ( joueur de biniou koz) joue sans cesse et tient rythme et mélodie tandis que le talabader (joueur de bombarde) se livre de façon intermittente à des élans lyriques qui enflamment les danseurs.
D'autres instruments (biniou koz, clarinettes...) peuvent venir se joindre à eux.
Le bagad représente pour la Bretagne son image de marque musicale par excellence. On y retrouve une musique riche de tradition liée à la terre et au monde rural jouée par des instruments traditionnels, le tout en costumes traditionnels issus de chaque ville ou régions, véritable passe de trois pour un ensemble haut en couleurs et en harmonie