Selon la légende, des fées auraient été chassées de la forêt de Brocéliande. 
Elles versèrent tant de larmes que se créa le Golfe du Morbihan. 
Elles y jetèrent leurs couronnes de fleurs, qui donnèrent le jour aux trois cent soixante-cinq îles du golfe. Trois couronnes s'aventurèrent jusqu'à l'Océan pour former Houat, Hoedic et la plus belle des trois, celle de la reine des fées, Belle-Ile.
La fée Viviane est née au château de Comper, au nord de la forêt , et y coule de beaux jours jusqu'à sa rencontre avec MERLIN. Succombant à son charme et à ses pouvoirs magiques, elle devient aussi habile que lui. Amoureux fou, il lui offre un merveilleux château. Elle y élève LANCELOT DU LAC , chevalier de la TABLE  RONDE
Lors de ces rencontres, Merlin, de plus en plus séduit, accepte de lui enseigner deux ou trois de ses tours les plus poétiques. La jeune fille apprit ainsi à danser sur l'eau sans se mouiller et à faire jaillir une rivière à sa volonté. 
Mais Viviane voulait garder Merlin toujours à ses côtés. Elle réussit à lui faire avouer presque tous ses secrets et, un jour où il s'était endormi, la tête posée sur ses genoux, elle fit, à l'aide d'un voile, un cercle magique autour de son ami qui devint ainsi son prisonnier à jamais. Bien sûr, Merlin avait tout deviné, mais, par amour, il avait laissé faire. Il était définitivement retourné dans l'Autre Monde, celui des fées et des magiciens, sans trop de chagrin, car il aimait Viviane plus que sa liberté. 
La Fée Morgane fait partie de la légende arthurienne. Elle est grande, possède de longs cheveux noirs nattés. Elle est étrange, un peu sauvage et hallucinée comme son Maître, Merlin. Ses vêtements sont de préférences verts, blancs ou noirs. 
Morgane est la fille du roi Gorloes de Cornouaille, Seigneur de Tintagel. 
Elle est aussi la demi-soeur du fameux roi Arthur. A la mort de son père, elle est élevée par son beau-père, Uter Pendragon. Morgane, enseignée par Merlin, est très savante, dans les sciences médicales, en astronomie et en magie.
Morgane suit Arthur et sa femme Guenièvre dans leur ville de Camelot. Là, tous les beaux et preux chevaliers n'ont d'yeux que pour Guenièvre. Morgane doit se contenter de ceux qui sont blessés qu'elle recueille et soigne par son art. 
Un jour cependant, elle rencontre Guyomar, séduisant en diable. Il est le cousin de Guenièvre. 
Les deux jeunes gens tombent éperduement amoureux l'un de l'autre.
 Ils se voient souvent en secret. mais Guenièvre surprend les amants et les sépare. 
Trahie, déchirée, la Fée Morgane va dès lors détester Guenièvre toute sa vie durant et demander vengeance. 
Salut à toi Bretagne

Salut à toi, Bretagne, ô pays que saint Yves,
Saint Corentin, saint Pol et Sainte Anne ont Béni! 
O pays des chansons et des âmes naïves! 
O pays des clochers et des fronts de granit! 
Salut à toi, Bretagne, ô pays des calvaires ! 
O pays des Pardons mystiques et joyeux, 
Des durs ajoncs masquant les douées primevères, 
Et des sourcils froncés sur la douceur des yeux! 
Salut à toi, pays des menhirs gigantesques, 
Des vieux druides levant vers Dieu leur front chenu, 
Des lourds dolmens, couchés par des mains titanesques, Comme des sphynx muets au seuil de l'Inconnu ! 
Salut à toi, pays des candides prières, 
Ou l'ajonc desséché que l'on brûle, le soir, 
Fumant droit vers le .ciel, au-dessus des chaumières, 
Semble le pur encens d'un immense encensoir ! 
Salut à toi, pays des fontaines sacrées 
Dont, seul, un vrai Breton comprend le double babil, 
Dont les tendres chansons à peine murmurées 
Nous hantent toujours sur les routes de l'exil ! 

Salut à toi, pays taillé comme un navire, 
Dont Rennes est l'arrière et dont Brest est l'avant,
Vaisseau toujours battu qui jamais ne chavire, 
Et que ne font trembler la houle ni le vent! 
Salut à toi, pays des fines coiffes blanches, 
Des femmes au front pur, au cur fier, à l'il bleu, 
Dont le torse impeccable ondule sur les hanches, 
Tel un bateau qui tangue et roule un tant soit peu ! 
Salut à toi, pays des rivières charmantes : 
Isole, Iroise, Elle, Scorf au nom si câlin, 
Odet capricieux, Vilaine aux eaux dormantes, 
Rance dont on baigna le front de Du Guesclin ! 
0 pays des marins aux robustes épaules, 
Laboureurs de la mer aux labours incessants, 
Dont les socs éventreùrs ont, entre les deux pôles, 
Creusé tous les sillons de tous les Océans ! 
Salut à toi, salut, terre sainte chérie ! 
A ton seul nom, je pleure et ris comme un dément! 
Nul pays n'est aimé comme toi, ma Patrie ! . 
Nulle mère adorée autant que toi... Maman! 

Théodore BOTREL