J'ai
la responsabilité de mon bonheur. C'est toujours moi qui donne le
sens aux événements et aux gens. Par exemple je suis belle,
je suis laide, je suis fille de médecin ou fille de commis de bureau,
je n'ai pas de pouvoir sur ces choses, elles me sont imposées à
ma naissance et je ne peux rien y faire.
Mais,
je peux choisir la façon dont je vais considérer ces choses
et ne pas m'en servir comme excuses pour ne pas prendre action sur ma vie.
Si je ne peux rien faire pour changer les données avec lesquelles
je suis partie dans la vie, je peux toujours modifier mon attitude à
leur égard et même m'en servir à mon avantage.
Je
peux transformer ma vie si je le veux, modifier mon attitude face à
des événements qui ne sont pas nécessairement de ma
faute mais avec lesquels j'ai eu à vivre, et qui dans mon "ici et
maintenant" n'ont plus leur place. Je peux me réapproprier le pouvoir
de diriger ma vie, et de prendre la place qui me revient, qui me convient.
C'est important de prendre la place qui nous revient, trouver sa voie.
"Deviens
qui tu es". Cette maxime fait appel au courage et à la créativité.
Courage
au sens ou on ne doit pas avoir peur d'écouter ce qui est au fond
de nous et de prendre les moyens pour réaliser nos rêves les
plus chers. Qu'on rêve de devenir premier homme d'état ou
encore un pompier ce n'est pas ça qui est important, ce qui est
important selon moi, c'est de vivre au-dehors ce qui se passe en dedans
de nous.
C'est
en réalisant ce qu'on veut que notre vie prend un sens. On n'a pas
à prouver qu'on est bon à qui que ce soit. Si j'essaie, dans
mes choix de carrière par exemple, de plaire à mon entourage
en faisant ce qu'eux jugent bien et, qu'au fond de moi, je suis foncièrement
malheureuse parce que j'étouffe mes aspirations, je n'emprunte pas
la bonne voie. Je n'ai pas à faire pour les autres, à me
justifier face aux autres, le plus important de tout, ce n'est pas ce que
les autres pensent de moi mais ce que je pense de moi.
L'être
humain est dynamique, il peut se créer une vie dans laquelle il
se sent à l'aise parce que de façon générale
on sait ce qui nous plait vraiment et si toutefois on ignore ce qui nous
plait, et bien, c'est en expérimentant différentes choses
(métiers, professions, cours), que nous saurons si nous aimons ou
pas.
L'important
c'est de ne pas se fermer aux possibilités que la vie nous offre.
Il faut exploiter ses talents, ses aptitudes, et se créer une image
positive de soi. Faire de la vie son alliée et non son ennemi.
Johanne
Cardinal – 1989
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